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Courses de chevaux en rue : une interdiction à clarifier

Question orale adressée le 25 octobre 2023 au Ministre en charge du Bien-être animal, concernant les courses de chevaux en rue. Pour lire l'intégralité des échanges, cliquez sur ce lien.

En août, le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, Emir Kir, a annoncé, à la surprise générale, l'organisation d'une course de trot attelé dans les rues de sa commune. L'événement était prévu à peine un mois plus tard, le 16 septembre.

La réaction de surprise et d'incompréhension ne s'est pas limitée aux citoyennes et citoyens bruxellois, puisqu'au vu des commentaires que nous avons pu lire dans la presse et sur les réseaux sociaux, le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode n'avait pris soin d'en informer ni le gouvernement bruxellois, ni les services régionaux du bien-être animal, ni même sa propre échevine du bien-être animal.

Moins surprenant a été le mouvement de rejet politique et populaire face à cet événement. Il faut dire qu'au cours des dernières décennies, nombre de chevaux sont décédés dans notre pays lors de cruelles courses de rue, et il semble heureusement que, pour une majorité de Bruxelloises et de Bruxellois, cette tradition appartient à un autre âge.


L'idée d'un tel événement était d'autant plus incongrue que, dernièrement, la Région bruxelloise a définitivement interdit les carrousels à poneys ainsi que les balades à dos d'équidé, et s'est également débarrassée des calèches touristiques. Autant dire que forcer des chevaux à courir en pleine rue semblait frontalement contraire à la volonté du législateur bruxellois, qui va plutôt dans le sens d'une fin de l'exploitation des équidés sous ses différentes formes.

Face à la vague de critiques et de protestations émanant tant de la société civile que du monde politique et d'organisations de défense animale, l'organisateur de la course, à savoir l'association Time for Others, a pris, à la fin du mois d'août, la sage décision d'annuler l'événement.

Si cette course n'a finalement pas eu lieu, elle soulève néanmoins une série de questions. Vous avez vous-même manifesté votre incompréhension après l'annonce de l'événement par M. Emir Kir, en indiquant ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles la course devait se dérouler.

Confirmez-vous que vous n'avez pas été mis préalablement au courant de l'organisation de cet événement ?


Quels ont été les contacts entre votre cabinet et le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode à la suite de cette annonce ? Existe-t-il un protocole par lequel vous demandez aux pouvoirs locaux d'informer votre cabinet et/ou le département ad hoc de Bruxelles Environnement préalablement à l'organisation de toute activité relevant de votre compétence en matière de bien-être animal ? À défaut, quelle est la position du gouvernement quant à l'utilité d'un tel protocole ?

Les organisateurs prévoyaient de recouvrir l'asphalte d'une couche de sable pour contourner l'interdiction légale de faire courir les chevaux sur un sol dur, inscrite à l'article 36 bis de la loi du 14 août 1986 relative à la protection et au bien-être des animaux. Quelle est votre position à cet égard ? Pareille précaution auraitelle rendu la course conforme audit article ?

Dans le cadre de la rédaction du code du bien-être animal, avez-vous mené des discussions et réflexions sur la pertinence d'une interdiction explicite de toute compétition sportive en ville impliquant des équidés ? Dans l'affirmative, quelle est votre position à l'égard d'une telle mesure ?

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