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La pratique de la pêche à Bruxelles : « Les poissons sont de grands oubliés du bien-être animal »

Question orale adressée le 24 févier 2021 au Ministre bruxellois du Bien-être animal. Pour lire l'intégralité des échanges, dont la réponse du Ministre, cliquez sur ce lien.


Si la chasse est heureusement interdite sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale, il n’en va pas de même pour la pêche.


Sur le site de Bruxelles Environnement, nous apprenons qu’un arrêté actualisant le cadre réglementaire de la pêche est en cours de rédaction. Actuellement, la pratique requiert la détention d’un permis octroyé par la Région, et n’est autorisée qu’à un nombre limité de points d’eau.

Remarquons que les poissons sont de grands oubliés de la thématique du bien-être animal. Ils ont le malheur d’être dépourvus de cordes vocales, ce qui rend leur souffrance muette et nous épargne la peine de devoir la passer sous silence, comme nous le faisons avec d’autres animaux. Louis de Funès disait ainsi : « J’ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu’en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie. » Dès lors que l’on sait que la souffrance des poissons est réelle et comparable à celle des animaux terrestres, leurs conditions de capture et de mise à mort ont de quoi choquer.

C’est également le cas de la pratique récréative de la pêche, telle qu’elle existe à Bruxelles. Si elles étaient infligées à des mammifères, les méthodes courantes de pêche feraient sans nul doute l’objet de lourdes condamnations. Elles impliquent par exemple le fait de transpercer à l’aide d’un hameçon la bouche des animaux, que l’on laisse souvent mourir d’une longue, lente et douloureuse asphyxie en dehors de l’eau, en pleine conscience. Mais il y a aussi la pratique de la pêche au vif, qui consiste à remettre des individus à l’eau, toujours accrochés à cet hameçon. Imaginons un instant la souffrance et le stress endurés par ces animaux, pour le plaisir personnel de quelques individus.


Mes questions sont les suivantes :

  • Connaît-on l’ampleur de cette pratique en Région bruxelloise ? Combien de pêcheurs s’y adonnent-ils ?

  • Des contrôles sont-ils effectués concernant le respect de la législation en la matière. Si oui, est-ce que des infractions sont constatées ?

  • La pratique de la pêche à Bruxelles répond-elle à une nécessité en termes de conservation des espèces ? Dans quelle mesure les espèces de poissons vivant dans les étangs et le canal à Bruxelles font-elles l’objet d’une surveillance ?

  • Où en est la rédaction de l’arrêté actualisant le cadre réglementaire de la pêche ? La Région bruxelloise a-t-elle envisagé l’interdiction de cette pratique, compte tenu de la souffrance animale qu’elle engendre et de la contradiction légale qu’elle constitue, notamment au regard de l’article 15 de la loi de 1986 relative à la protection des animaux ?

1 commentaire


Sasnar Malcolm
01 mars 2021

Commencez peut-être à mieux réglementer la pêche industrielle qui rejette des tonnes de poissons morts de ses filets, simplement parce qu’ils ne sont pas "conformes ou pas assez rentables" là vous serez dans le bon. Au lieu d'essayer d'imiter certains groupes qui recherchent juste la notoriété. Interdisez plus tôt de gaver les cygnes, canards et oies des étangs publics et autres avec du pain qui mortel pour ces animaux. Vous savez que le rat ressent la douleur et a des émotions comparables à elles de l'homme, empêchez-vous l'empoisonnement de ces derniers juste parce qu’ils sont "nuisibles". Allez bonnes réflexions!

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