Le trafic illégal d'animaux sauvages

Question d’actualité adressée le 3 juillet 2020 au Ministre bruxellois du Bien-être animal. L'intégralité des échanges, dont la réponse du Ministre, est disponible via ce lien.

Jeudi dernier, la presse a évoqué les conclusions d’un nouveau rapport du WWF et de l'organisation Traffic consacré au commerce illégal d’animaux sauvages dans l'Union européenne.


Les résultats sont préoccupants. L’étude s’est tenue entre juillet et septembre 2019. Pendant cette période, les chercheurs ont examiné les annonces de vente d’animaux sauvages sur internet en Belgique et aux Pays-Bas, en se concentrant sur des espèces rares et protégées de reptiles et d'oiseaux. Ils ont ainsi identifié 106 annonces suspectes.


25 % de ces annonces ont été trouvées sur les réseaux sociaux, 50 % sur des sites web spécialisés dans la faune sauvage, et un peu plus de 20 % sur de simples sites de petites annonces.


Selon le WWF, la Belgique et les Pays-Bas jouent un rôle important dans le commerce des animaux de compagnie exotiques. Or, comme l’explique l’une des auteures du rapport : « Le trafic en ligne d'espèces sauvages menace des milliers d'espèces et risque de propager des maladies zoonotiques ». Et on peut évidemment s’attendre à ce que ce commerce constitue un vaste problème de détresse animale.


Monsieur le Ministre, je vous ai interrogé il y a deux semaines sur votre initiative visant à limiter à une liste de 422 espèces les reptiles pouvant être détenus par des particuliers, qui constitue un pas dans la bonne direction. J’ai également adressé une question écrite sur la commercialisation illégale d'animaux sur internet, pour laquelle j’attends une réponse. Ce fait d’actualité recoupe quelque peu ces deux thématiques, et m’amène à poser les questions suivantes :


  • La Région a-t-elle connaissance du phénomène de trafic d’animaux sauvages sur internet, et peut-elle nous informer sur l’ampleur du problème ?

  • L’agence Bruxelles Environnement contrôle-t-elle ce type d’annonces sur internet, afin d’intervenir en cas d’infraction ?

  • Vu la volonté du Gouvernement de limiter le nombre de reptiles pouvant être détenus à Bruxelles, des moyens ont-ils été prévus pour davantage contrer la vente illégale d’espèces interdites, qui sera probablement en augmentation ?

  • Le Gouvernement a-t-il pris connaissance des recommandations aux autorités qu’ont formulées le WWF et l’association Traffic dans leur rapport, afin de lutter efficacement contre la cybercriminalité liée aux espèces sauvages ?

Photo d'illustration : David Friel

© Copyright Victoria Austraet 2020

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