Les captures de pigeons à Bruxelles, c’est terminé !

Avancée pour les animaux : le Parlement bruxellois a adopté une proposition d’ordonnance que j'avais déposée, interdisant les captures de pigeons. Je me réjouis de cette évolution, soutenue par la cosignature des parlementaires Gladys Kazadi (CDH) et Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), et à laquelle Ingrid Parmentier (Ecolo) s'est associée. La mesure a été adoptée à l’unanimité des parlementaires (moins une abstention).

En Région bruxelloise, il était encore fréquent que des sociétés « anti-nuisibles » procèdent au piégeage de pigeons urbains à l’aide de cages, avant de les mettre à mort. Elles opéraient pour le compte d’organismes privés ou publics, tels que la STIB. Pour ce faire, elles bénéficiaient d’une dérogation à l’interdiction régionale de capturer des oiseaux au moyen de filets ou de pièges-trappes.


Cette méthode brutale de gestion de populations ne sera bientôt plus possible. Le Parlement bruxellois a en effet adopté ma proposition de modification de l’« ordonnance nature », qui met un terme au régime de dérogation permettant le piégeage de pigeons. Je me réjouis de la fin d’une pratique cruelle et inefficace.

Les captures sont source de stress et de souffrances pour les pigeons. Ils peuvent rester enfermés pendant des jours dans ces cages, et finir par mourir de soif. En plus, il s’agit d’une méthode non sélective, d’autres espèces d’oiseaux sont victimes de ces pièges.

Un dossier édité en 2019 par l’agence Bruxelles Environnement en collaboration avec Natagora pointait également du doigt l’inefficacité de ces captures, en indiquant que « cette méthode d’après les études scientifiques ne fonctionne pas, de plus elle pose de grandes questions éthiques et elle est très coûteuse ».


La fin de cette méthode s'imposait d'autant plus que d’autres méthodes plus éthiques existent déjà. Il s’agit d’une part des pigeonniers contraceptifs, qui permettent de prélever les œufs pondus pour éviter des naissances, et d’autre part de la distribution de grain contraceptif. Plusieurs communes bruxelloises se dirigent d’ailleurs dans cette voie, comme Ixelles et Bruxelles Ville.


Plus largement, je plaide également pour la mise en place d'un nourrissage encadré, par exemple comme on le fait pour les chats errants, à des endroits déterminés et avec une nourriture adaptée, ce qui règlerait des problèmes de nuisances et favoriserait le bien-être des animaux.


Le texte de la proposition est disponible via ce lien.