Limiter à 422 espèces les reptiles pouvant être détenus : suffisant ?

Question d'actualité posée le 19 juin 2020 en séance plénière du Parlement bruxellois. La vidéo complète peut être lue via ce lien (à partir de la 8ème minute).

Nous avons appris hier l’adoption en première lecture par le Gouvernement bruxellois d’un texte qui vise à limiter à une liste de 422 espèces les reptiles pouvant être détenus par des particuliers. C’est ce qu’on appelle communément la liste positive des reptiles, comme il en existe une pour les mammifères depuis plusieurs années.


L’adoption d’une telle liste va dans le bon sens, c’est certain. Mais on ne peut s’empêcher de penser que 422 espèces, cela reste beaucoup pour des animaux dont la détention dans un vivarium pose plusieurs questions. On peut se demander ce qui motive à maintenir autorisée la vente de tortues, de serpents ou de lézards. J’ai du mal à imaginer comment ces animaux pourraient vivre une vie épanouie en captivité et dans un environnement qui ne ressemble pas à leur biotope.


Je lis que les critères qui ont déterminé l’établissement de cette liste sont :

  • la facilité de leur détention,

  • l’accès à une nourriture appropriée,

  • la taille de l’animal,

  • la vulnérabilité de l’espèce,

  • sa dangerosité pour l’être humain.

Il est également indiqué que des normes de détention strictes s’appliqueront pour la détention de ces reptiles : concernant par exemple l’éclairage du terrarium, la ventilation, l’alimentation, etc.


Il y a quelques semaines j’ai posé une question écrite concernant le commerce de NAC. Je voulais notamment savoir si le Gouvernement avait une idée de la provenance de ces animaux et si des contrôles étaient réalisés en amont de leur vente en animaleries. Il ressortait de la réponse que les exploitations d'origine des NAC n’étaient pas vraiment contrôlées. C’est préoccupant, la provenance des NAC demeure très méconnue, et on peut soupçonner qu’une grande souffrance animale se cache derrière. Des vidéos sur internet montrent qu’il s’agit en fait par exemple d’élevages en cage de batterie, un peu à la manière des poules pondeuses.


Mes questions sont donc les suivantes :


  • S’agit-il d’une liste positive qui a été établie par le Conseil bruxellois du Bien-être animal ?

  • Le Gouvernement a-t-il prévu comment il allait s’assurer que les normes minimales de détention sont respectées ?

  • Est-ce que l’établissement de cette liste a tenu compte de critères tels que les capacités cognitives des animaux en question, et donc de leur état mental en captivité ?


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