Quelle prise en charge pour les réfugiés ukrainiens (et les autres) en Belgique ?

Question d'actualité adressée le 11 mars 2022 au président du Collège réuni de la Cocom, Rudi Vervoort, concernant la prise en charge des réfugiés ukrainiens. Pour lire la réponse de Rudi Vervoort, cliquez sur ce lien.

La guerre fait rage en Ukraine, avec 2 millions de réfugiés qui cherchent asile en Europe. En Belgique, ils sont enregistrés dans un seul centre situé dans l'ancien Institut Jules Bordet. L'afflux ne cesse de croître et le centre est débordé.


S'il faut dresser le triste constat de la différence de traitement entre les réfugiés selon leur provenance, on peut néanmoins se réjouir de la solidarité envers les réfugiés ukrainiens. Il n'en reste pas moins que leur prise en charge est de plus en plus décriée. Elle manquerait, selon la presse, d'efficacité à cause d'un excès de formalisme et d'une désorganisation.


Par ailleurs, les réfugiés ukrainiens qui n'ont pas encore d'hébergement doivent impérativement s'enregistrer via de Fedasil pour obtenir une place. Le Samusocial a constaté que certains étaient contraints de dormir dans la rue. Un palais du Heysel devrait devenir le nouveau centre d’accueil et d'enregistrement des réfugiés ukrainiens. Le secrétaire d’État fédéral à l'asile et la migration, M. Mahdi, s’inquiète du nombre de places d’hébergement disponibles et fait appel aux communes et aux Régions.


  • Une réunion de coordination a eu lieu hier. Quelles décisions y ont-elles été prises ?

  • Où en est le projet de centre au Heysel ?

  • Pouvez-vous dresser un état des lieux de l’accueil et du nombre de places disponibles à Bruxelles pour les réfugiés ukrainiens, enregistrés ou non ?

  • Enfin, la guerre en Ukraine ne risque-t-elle pas de compliquer encore davantage la situation des réfugiés en provenance d'autres pays ?