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Refuges et associations pour animaux : la précarité malgré leur mission d'utilité publique

Question orale adressée le 14 décembre 2022 au Ministre bruxellois du Bien-être animal, concernant « la précarité financière de certaines associations de protection des animaux ». Pour lire l'intégralité des échanges, cliquez sur ce lien.

En septembre dernier, la commission Environnement a réalisé une visite de terrain consacrée, une fois n’est pas coutume, à la compétence régionale du bien-être animal.


Pour l’occasion, quelques parlementaires ont eu l’occasion, dans un premier temps, de visiter les installations du refuge Veeweyde à Anderlecht, et ainsi de se familiariser avec le quotidien de l’accueil et des soins aux animaux ; et, dans un deuxième temps, d’accompagner l’association Ever’y Cat sur un lieu de trappage de chats errants.


Il est évident que ces asbl rencontrent des montagnes de difficultés dans leur travail. Les refuges font face à l’afflux constant de nouveaux animaux, dont beaucoup proviennent des animaleries, et ont ainsi la lourde tâche de réparer, comme ils le peuvent, les dégâts d’un système qui traite des êtres sensibles comme des marchandises.


Les associations qui s’occupent de la stérilisation des chats errants mènent quant à elles une mission périlleuse et éreintante, avec le sentiment décourageant de vider l’océan à la petite cuillère, faute d’une application suffisante de la loi sur la stérilisation obligatoire des chats domestiques.


Mais ce qui a peut-être encore été plus marquant lors de cette visite de terrain, c’est la réalité financière que connaissent ces organisations de protection des animaux.


Étant donné la mission d’utilité publique qu’elles mènent toutes, notamment par le service indispensable qu’elles rendent aux communes et aux zones de police pour ce qui concerne les animaux errants et/ou maltraités, on pourrait penser qu’elles reçoivent des subsides à la hauteur de ce travail. C’est loin d’être le cas. Les quelques milliers d’euros annuels que certaines reçoivent des fonds publics ne couvrent qu’une infime fraction des frais de nourriture, des soins vétérinaires, et des autres frais de fonctionnement qui leur incombent.


Si, heureusement, certaines asbl voient l’avenir sereinement grâce à la générosité des citoyens qui les soutiennent financièrement, ce n’est pas le cas de toutes, en particulier celles de moyenne ou de petite taille. Ainsi, le manque structurel de fonds menace par exemple la subsistance de l’association Ever’y Cat et, vu l’aide qu’elle apporte à des milliers de chats errants, sa disparition serait une catastrophe pour le bien-être animal.


La situation est d’autant plus inquiétante que la crise énergétique et économique que nous traversons impacte doublement ces associations. Premièrement, parce que les montants de leurs factures montent également en flèche et, deuxièmement, parce que beaucoup de citoyens n’ont tout simplement plus la possibilité financière de soutenir par des dons ces institutions.


Monsieur le Ministre,


Pourriez-vous faire le point sur vos rencontres avec le tissu associatif bruxellois dédié à la protection des animaux ? Les difficultés financières qu’il rencontre font-elles partie des thèmes abordés ?


Pour ces trois dernières années, pourriez-vous détailler combien de ces associations ont bénéficié d’un subside de la Région dans le cadre de sa politique de bien-être animal, quelles associations exactement, et à quelle hauteur ?


Réalisez-vous une évaluation de la procédure d’octroi des subsides afin de déterminer si elle est suffisamment accessible aux associations ?


Le Gouvernement a-t-il entamé une réflexion en vue de rehausser le montant des subsides octroyés à ces associations afin que ceux-ci soient davantage en phase avec le service public qu’elles rendent ? S’agit-il par ailleurs d’une discussion que vous menez avec les communes ?


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