Donderberg : quel avenir pour ce poumon vert sauvage ?

Question orale adressée le 26 avril 2021 au secrétaire d'État bruxellois chargé de l'urbanisme, concernant l'avenir du quartier Donderberg. Pour lire l'intégralité des échanges, cliquez sur ce lien.

Fin février et début mars, le projet immobilier au Mont Donderberg a fait à nouveau parler de lui dans la presse. Situé à proximité du Domaine royal à Laeken, le site constitue actuellement un espace vert vierge, que possède la Ville de Bruxelles depuis un certain nombre d’années. Cependant, en 2016, la Ville soumettait à l’enquête publique un vaste projet de construction, qui prévoyait de raser la zone pour y placer des logements, un parking, ainsi qu’une école de 672 places.


Le comité de quartier Donderberg et l’asbl Laeken.Brussels se sont mobilisés contre ce projet immobilier, qui signifiait une nouvelle atteinte au peu de nature que possède encore notre Région.


Ce projet, intitulé HOP, fait ainsi l’objet des contestations depuis plusieurs années, et son permis d’urbanisme a même fait l’objet de plusieurs recours en suspension et en annulation devant le Conseil d’Etat.


Les associations demandent que cette enclave verte de 2,6 hectares située derrière les rues des Horticulteurs et de Mont Saint-Alban devienne un parc à part entière. Elles dénoncent également le fait qu’aucun inventaire de la faune n’ait jamais été réalisé, et que celui sur la flore soit incomplet.


Le travail des comités de quartier a fini par aboutir partiellement puisque l’année dernière, nous apprenions que la Commission de concertation de la Ville avait demandé une série de révisions au projet au terme de son enquête publique. Il est ainsi question de supprimer le projet de logements et de parking, qui impactait le plus cet espace vert. Une partie de celui-ci devrait donc être sauvegardée. Mais je lis qu’environ 150 arbres seraient toujours voués à disparaître.


En tout état de cause, les révisions demandées en vue du projet HOP4 ne semblent pas satisfaire pleinement les associations et comités de quartier. Il faut savoir que le site se trouve à l’état sauvage depuis 50 ans, et qu’il abrite, selon Natagora, de nombreuses espèces animales telles que des renards, des fouines, des grenouilles ou encore des chauves-souris. Les associations pointent aussi du doigt les problèmes d’imperméabilité des sols et donc le risque d’inondations dans le quartier en cas de fortes pluies.


À l’heure où l’importance des espaces verts est reconnue par toutes et tous, et où la question du maillage vert revient régulièrement dans ce Parlement, ce projet urbanistique pose donc toujours question.


Pourriez-vous dresser l’état des lieux du projet HOP4 ? Pouvez-vous faire le point sur la réunion de la commission de concertation à la Ville de Bruxelles en date du mardi 23 mars ?


Quelle est la position de la Région à propos de ce projet ? Le Gouvernement est-il en contact avec les associations de quartier concernées ?


Le Gouvernement sait-il dans quelle mesure le projet impactera la biodiversité du site ? Enfin, quelles sont les garanties en matière de gestion des eaux ?